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Police municipale : mettre fin à l’exception parisienne

« Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux, Lille… Paris est la seule des dix plus grandes villes de France qui n’a pas de police municipale » dénonce le groupe LR et Indépendants au conseil de Paris.

Et pourtant, en matière d’insécurité à Paris, les chiffres sont de plus en plus préoccupants. Entre 2012 et 2017, la délinquance a augmenté de 20 % dans la capitale avec près de 800 crimes ou délits enregistrés chaque jour. Sur les sept premiers mois de 2018, les cambriolages ont augmenté de 16 % et les violences sexuelles ont doublé. Chaque matin la presse fait écho d’une nouvelle agression à caractère homophobe, d’un règlement de comptes entre bandes ou d’une attaque au couteau dans le métro. 

Cette spirale doit être stoppée.

 

Car au-delà des chiffres et des drames, cette violence laisse derrière elle un sentiment d’insécurité qui recouvre la plus belle ville du monde d’un voile anxiogène. Aujourd’hui, on meurt à 20 ans pour une histoire de trottinette sur les quais à Paris. Ce n’est pas tolérable. On est loin de la « métropole inclusive et bienveillante, durable et innovante » qu’essaye de nous vendre la Maire de Paris.

 

Une solution utile pour les Parisiens, mais aussi les Franciliens et les touristes

 

En journée, la population de la capitale augmente de 50 %. Aux 2,2 millions d’habitants s’ajoutent un million de personnes qui viennent y travailler et 100.000 touristes du monde entier. 

Toujours entre 2012 et 2017, le nombre de suspects mis en cause pour crimes et délits a reculé de 36%. En dépit de leur engagement total, les policiers ont moins de temps pour mener leurs investigations car ils sont sollicités pour assurer la sécurité d’un nombre croissant d’événements festifs, sportifs ou autres, tout ça dans le cadre d’un plan Vigipirate exigeant. Les policiers ont manifesté récemment à Paris pour dénoncer leurs conditions de travail et nous alerter sur le manque de reconnaissance et de moyens qui contribue à les démobiliser. 

Ces deux dernières années, Paris a « perdu » près de 300 policiers, l’équivalent d’un commissariat. En revanche, partout ailleurs en France, les effectifs de policiers municipaux ont augmenté de 11 % depuis 2012. 90% des villes de plus de 3500 habitants disposent désormais d’une police municipale. Tous les maires, ou presque, ont pris conscience qu’ils avaient un devoir de résultat en matière de sécurité, en mobilisant tous les outils à leur disposition, police municipale en tête. 

 

La Mairie de Paris et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités.

 

Le Sénat avait adopté en 2015 une proposition de loi à l’initiative de Pierre Charon pour donner au Maire de Paris les mêmes pouvoirs que les autres maires de France en matière de police municipale. La récente réforme du statut de Paris de février 2017 était l’occasion de lever le verrou législatif qui empêche depuis 218 ans le Maire de Paris de se doter d’une police municipale. Mais le gouvernement socialiste et la Maire de Paris ont tout simplement refusé cette évolution, lui préférant la fusion des 4 arrondissements du centre de Paris ; sujet sur lequel par ailleurs il n’a pas été jugé naturel de consulter les habitants. On est loin, là encore, des « démarches participatives inclusives » pourtant chères à Madame Hidalgo.   

 

Pourquoi la maire de Paris refuse-t-elle de consulter les Parisiennes et les Parisiens sur la création d’une police municipale ?

 

Madame Hidalgo n’a toujours pas répondu à la proposition de Pierre-Yves Bournazel d’organiser d’ici la fin de l’année un référendum local sur le sujet. Il serait pourtant éclairant de permettre à chacun de s’exprimer sur un enjeu majeur pour la qualité de vie des habitants.

Si les policiers municipaux n’ont pas vocation à remplacer leurs homologues de la police nationale, ils peuvent en revanche agir efficacement pour lutter contre la délinquance du quotidien, surtout si leurs compétences sont élargies comme le préconise le rapport Fauvergue, ancien patron du RAID.

En patrouillant dans l’espace public, au contact des Parisiens, ils pourraient assurer avant tout un rôle préventif. Le quartier de la Chapelle manque par exemple cruellement de présence policière sur le terrain afin de lutter contre les trafics en tous genres. Ces missions pourraient s’appuyer sur un réseau de caméras renforcé. Avec deux fois moins de caméras qu’à Lyon -rapporté à la population- Paris est en effet largement sous-équipée. 

Les policiers municipaux pourront aussi dresser des contraventions, ce qui demeure, on le sait, efficace, en matière de lutte contre la délinquance du quotidien : tags, nuisances sonores, attroupement dans les immeubles, infractions au Code de la route… dont souffrent particulièrement les Parisiens. Elles prospèrent, et avec elles, la petite délinquance. 

Il faut donc se donner les moyens et mettre en œuvre une politique de tolérance zéro sur ces agissements. Les résultats ne se limiteront pas à l’amélioration du cadre de vie : comme New-York a pu en faire l’expérience, mener cette bataille pour le civisme au quotidien est un excellent levier pour restaurer, au-delà, l’ordre et la tranquillité publique.

La création d’une police municipale déchargera la police nationale, puisque les agents de la Ville ont par ailleurs le devoir de constater tout flagrant délit, avant d’en référer à un policier national, et concourent donc à l’amélioration de l’élucidation des crimes et délits. 

C’est aussi dans le travail et la coordination avec l’ensemble des autorités que nous obtiendrons des résultats tangibles. Il est donc nécessaire d’avoir en tête l’ensemble de la chaîne pénale lorsqu’il s’agira de mettre en place cette police municipale, car une police municipale sans politique pénale ne servirait à rien. 

 

La sécurité des Parisiens n’est pas une « opportunité » politique, c’est une priorité !

 

Le bilan d’Anne Hidalgo est largement décrié en matière de sécurité : 62% des Parisiens jugent négativement son action *. Aujourd’hui la Maire de Paris « réfléchit » et s’apprêterait peut-être à « changer » d’avis. Son 1er adjoint démissionnaire caractérise ce changement de posture « d’opportunisme » électoraliste. La sécurité des Parisiens mérite mieux que des calculs électoraux qui, on le sait, n’ont aucune chance d’être un jour mis en œuvre.

Car la gauche plurielle parisienne au pouvoir à Paris depuis 20 ans a toujours rejeté l’idée de créer une police municipale et la Maire de Paris ne dispose évidemment pas de majorité pour mener à bien une telle réforme. 

En annonçant vouloir armer de Taser 300 agents municipaux en charge de la sécurité, elle n’équipe en réalité que 10% d’entre eux. C’est déjà trop pour ses alliés écologistes et communistes au conseil de Paris. Nous croyons aujourd’hui indispensable, compte tenu à la fois de la menace terroriste mais aussi de la hausse des violences quotidiennes, de former et d’armer des agents en uniforme qui sont devenus des cibles comme l’a fait récemment Lyon.  

Les Parisiens l’ont compris. Sans changement de majorité à l’Hôtel de Ville, aucune police municipale armée à Paris ne sera créée. « L’histoire nous enseigne qu’une civilisation, pour garder la maîtrise de son destin, doit se donner les moyens de sa sécurité. » disait Jacques Chirac.

C’est ce qui est en jeu, aujourd’hui à Paris.  

* Sondage IFOP-Mars 2018.

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Le Titanic de la dette parisienne

La dette n’est pas un chiffre abstrait, c’est un fardeau légué aux générations futures. Jamais dans l’histoire de Paris, une équipe municipale n’aura laissé une ardoise aussi lourde. En un seul mandat, Anne Hidalgo a réussi la prouesse de multiplier par deux la dette qui atteindra en 2020 près de 8 milliards d’euros. Chaque année, la Ville de Paris emprunte quatre fois plus que ce qu’elle rembourse.

A ce rythme, et si on ne change pas radicalement de cap en 2020, les Parisiens devront subir une augmentation inéluctable des impôts et des tarifs municipaux.

Pourtant, depuis 2014, les Parisiens ont été lourdement mis à contribution. Les recettes des impôts et taxes ont augmenté de 23 %. Les tarifs municipaux ont eux aussi bondi: +28 % pour l’abonnement Velib’, +100 % pour certains tarifs de stationnement, + 33% pour les droits de terrasses ; sans compter les hausses des tarifs des crèches, des conservatoires et des cantines. Les droits de mutation ont été augmentés en 2016, rendant le coût d’achat d’un logement plus lourd. Se loger devient de plus en plus cher, ce qui accélère la fuite des familles et des retraités.

La qualité de vie s’est-elle pour autant améliorée ? Non. L’espace public s’est dégradé : la voirie est détériorée, les rues sont sales. Entre 2012 et 2017, les crimes et délits ont augmenté de 20%. 

Le chantier des Halles résume l’incapacité de la majorité municipale à conduire les projets : le coût a dérapé de 58 % pour atteindre 1,2 milliard à ce jour. Le fiasco Autolib’ se soldera par une facture de 235 M€. L’absentéisme au sein des services de la Ville coûte plus de 200 M€ par an. 85 M€ de recettes publicitaires ont été perdus après l’annulation du marché par la justice.

Mais, rassurons-nous, 417 personnes sont mobilisées au service communication de la Ville pour nous persuader que tout va bien !

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Code du trottoir

Alors que le déploiement de Vélib’ piétinait, de nombreuses startups ont installé dans les rues de la capitale près de 20.000 scooters, vélos et trottinettes.

Les piétons se sentent de plus en plus menacés sur les trottoirs. Ils doivent composer avec le stationnement anarchique de ces engins en free floating littéralement abandonnés ici où là. Les trottinettes constituent ainsi un danger redouté par les déficients visuels. La circulation à vive allure de ces modes de déplacement à assistance électrique exacerbe ce sentiment de vulnérabilité, spécialement pour les piétons les plus fragiles.

Entre 2016 et 2017, le nombre de blessés ou tués en trottinettes ou en roller a augmenté de 20 %, une chute en trottinette électrique équivaut à une chute d’un étage.

Le Code de la route n’a pas encore intégré cette nouvelle catégorie d’engins de déplacement. La loi d’orientation des mobilités qui doit fixer un cadre à leur utilisation ne cesse d’être repoussée.

Le groupe LRI a déposé en novembre 2018 une série de propositions pour encadrer le développement de ces offres :

  • les entreprises de free floating occupent l’espace public gratuitement à des fins commerciales, elles doivent verser une redevance à la Ville de Paris ;
  • les clients doivent être pénalisés quand ils laissent leur engin à un endroit inapproprié. Un système de malus pour les clients indélicats doit être mis en place par les sociétés de free floating comme elles le font déjà pour ceux qui abandonnent leur trottinette en dehors de Paris.
  • la circulation des engins à assistance électrique peut être interdite par voie d’arrêté municipale dans les zones piétonnes, comme le prévoit le Code de la route, dès que ce dernier le permettra, il faudra les interdire sur les trottoirs ;
  • les agents de la DPSP doivent avoir des directives claires pour sanctionner les comportements dangereux, comme la circulation des deux-roues sur les trottoirs.

Ces propositions ont été rejetées par la Maire de Paris, qui préfère se contenter de campagnes de sensibilisation inefficaces jusqu’à présent.

Paris : face aux trottinettes, vers un « code du trottoir »

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45 Propositions pour la propreté à Paris

À l’issue du rapport de la Mission d’information et d’évaluation (MIE) demandée par le groupe et présidée par Florence Berthout sur la politique parisienne en matière de propreté à laquelle ont participé, Gypsie Bloch, Julie Boillot, Claire de Clermont Tonnerre, Jean-Didier Berthault et Christian Honoré.

Nous vous adressons les 45 propositions adoptées à l’unanimité des membres présents de la mission et qui seront débattues lors du prochain Conseil de Paris.

1. Déployer une brigade de volontaires du service civique pour conduire des campagnes de sensibilisation sur les points noirs de la propreté en liaison avec la circonscription et la mairie d’arrondissement (sorties d’écoles, universités, bars, restaurants, sites de pique-nique).

2. Obliger les organismes associés (bailleurs sociaux, sociétés d’économie mixte, …) à décliner sur leur propre site un plan pluriannuel de propreté assorti d’actions de sensibilisation.

3. Adapter la communication à la variété des publics :

décliner la communication aux publics non francophones,

inclure dans le livret d’accueil des locataires un résumé en pictogrammes des consignes de tri,

demander au Syctom d’organiser des visites de centres de tri auprès des gardiens d’immeuble, en lien avec les bailleurs et les syndics, et des conseils de quartier pour sensibiliser au tri sélectif des déchets ménagers,

cibler les publics spécifiques (commerçants, cafetiers, superettes, entrepreneurs du BTP, gérants de fast-food) afin de leur rappeler leurs obligations à travers une campagne d’affichage,

dans le cadre du plan de déploiement des stations de tri « TRILIB’ », renforcer la communication sur le tri à leur endroit et mieux faire connaître les espaces de tri,

accroître la stigmatisation des dépôts sauvages,

travailler avec les bars et restaurants, notamment dans le cadre du conseil de la nuit, pour faire de la lutte contre les épanchements d’urine une priorité.

4. Dans le cadre des temps d’activité périscolaire, consacrer chaque année un atelier relatif à la propreté et aux gestes de tri.

5. Systématiser les chartes incitant les établissements de restauration rapide à ramasser les déchets à proximité de leur établissement.

6. Soutenir les associations organisatrices d’animations visant à sensibiliser les habitants.

7. Solliciter du Syctom l’intervention de ses équipes d’éco-animateurs dans les logements pour renforcer l’efficacité du tri et veiller à la formation des gardiens et des concierges

8. Inciter les bailleurs sociaux à fournir des poubelles de tri pour les logements

9. Améliorer l’efficacité des corbeilles de rue :

– renforcer leur nombre, notamment dans les rues les plus fréquentées,

– mettre des sacs poubelle de couleur compatible avec le paysage de rue parisien,

– les installer systématiquement à proximité des arrêts de bus et des zones d’attente.

10. Equiper les sites extérieurs très fréquentés, à l’instar du canal Saint Martin, de containers adaptés permettant d’accueillir plusieurs flux qui à terme, pouraient être enterrés pour mieux être insérés dans le paysage.

11. Déployer un plan de lutte contre les mégots :

intégrer un véritable cendrier sur les corbeilles de rue, plus visible que l’actuel éteignoir,

instaurer un budget par arrondissement pour l’installation des cendriers sur potelets dans les rues les plus passantes et en contractualisant avec des organismes de l’économie sociale et solidaire pour recycler les mégots,

sensibiliser les gérants des ERP (bureaux, cafés, facultés, lycées, mairies d’arrondissements, etc…) sur la nécessité de poser des cendriers aux abords de leur sortie,

faire signer à tout bénéficiaire d’un droit de terrasse une charte de propreté lui rappelant notamment l’obligation d’avoir des cendriers de table.

12. Lutter contre les épanchements d’urine :

renforcer l’implantation sur l’espace public de toilettes publiques et en ajoutant un urinoir à l’arrière des sanisettes « Decaux » dans les quartiers festifs ou en fonction des saisons et des évènements,

déployer des uri-trottoirs à proximité des lieux festifs, en coordination avec les mairies d’arrondissement.

13. Amplifier la répression :

doter les agents d’un uniforme partiellement banalisé pour faciliter la verbalisation des contrevenants,

utiliser la vidéo-verbalisation pour lutter contre les dépôts sauvages, notamment les gravats par les entreprises, en liaison avec les divisions territoriales,

systématiser les campagnes de verbalisation après une opération coordonnée de nettoyage approfondi (OCNA),

adapter les horaires de verbalisation aux besoins, notamment les horaires de verbalisation des déjections canines le soir ou tôt le matin,

rendre compte mensuellement aux arrondissements des statistiques de verbalisation,

renforcer les contrôles de la Ville sur la tenue des chantiers et sur la remise en état de la voirie.

14. Demander des évolutions législatives et réglementaires pour :

renforcer les moyens juridiques de lutte contre l’affichage sauvage et les graffitis pour mieux sanctionner leurs auteurs,

dépénaliser les amendes de propreté et permettre à Paris d’en relever le montant notamment en cas de récidive (jets de mégot ou papier, non ramassage de déjection canine, dépôt sauvage),

proposer de sanctionner les entreprises qui ne respectent pas le protocole de bonne tenue des chantiers,

prévoir, si cela est juridiquement possible, des travaux d’intérêt général pour les auteurs d’infractions à la propreté, substituant à l’amende des heures de travail à la DPE.

15. Prendre un arrêté municipal pour :

verbaliser les entreprises n’ayant pas installé de cendriers en quantité suffisante ou n’ayant pas procédé au nettoiement du trottoir à proximité de leur établissement.

lutter contre le dépôt des « flyers » sur les parebrises.

16. Prendre en compte les impératifs du nettoiement dès la conception des espaces publics en veillant notamment à éviter les recoins et à permettre un nettoiement mécanisé.

17. Réduire le nombre de recoins et de délaissés urbains, notamment en proposant aux habitants de contribuer à leur végétalisation.

18. Assortir la réponse aux demandes de permis de construire d’une information sur les traitements anti tag disponibles et sur l’obligation de prévoir un local de stockage des encombrants (art.5 du RSD) dans les immeubles collectifs.

19. Doter chaque arrondissement d’un coordinateur des services techniques, nommé en accord avec le maire d’arrondissement, chargé de coordonner l’action locale de la DPE, de la DEVE et de la DVD ainsi que celles des autres acteurs de l’espace public sur les sujets de propreté. Il sera en particulier chargé de synchroniser les opérations de ramassage de sacs de propreté entre les agents chargés du nettoiement et ceux de la RATP ou encore de rappeler au titulaire du permis de végétaliser ses obligations d’entretien et de nettoyage.

20. Adapter le nettoyage aux rythmes de vie des Parisiens en élargissant les horaires de nettoyage d’après-midi et de soirée, avant le 15 juin et après le 15 septembre, en fonction de l’usage de l’espace public.

21. Développer les marchés d’appui pour être plus réactif face aux évènements exceptionnels et aux grands évènements.

22. Privilégier la qualité de service au prix dans les critères de sélection des prestataires privés concernant la collecte des déchets ou le nettoyage.

23. Amplifier la présence des agents de la DEVE pour assurer le nettoyage et le ramassage des corbeilles dans les squares et jardins le week-end.

24. Confier à la DPE la responsabilité de l’entretien des pieds d’arbres, en lui donnant les moyens mécaniques pour réaliser cette tâche (aspirateurs dédiés).

25. Instaurer, là où c’est utile, une collecte supplémentaire de multimatériaux, pour favoriser la progression du tri.

26. Adopter un plan contre la prolifération des rats en s’inspirant des actions menées dans ce domaine à l’étranger, comme à New York où la lutte est organisée quartier par quartier en associant les propriétaires d’espaces privés (caves par exemple).

27. Généraliser l’expérimentation du 14e arrondissement qui consiste à prévenir les gardiens d’immeubles de l’arrivée des bennes de collecte des déchets via un smartphone, pour éviter l’ouverture des bacs sur la voie publique.

28. Proposer d’ici fin 2018, une AMO spécialisée, en lien avec les différentes directions concernées, portant sur les évolutions en matière d’organisation des ressources humaines et notamment :

la mobilisation et la motivation des agents pour lutter contre l’absentéisme,

le déroulement de carrière des agents et la création de passerelles avec les autres directions pour répondre à la problématique de la pénibilité,

la simplification de la chaîne managériale et l’identification de vecteurs de promotion interne.

29. Mieux prévenir et traiter les inaptitudes :

renforcer la visite médicale d’embauche et le suivi médical des agents,

développer les visites des médecins du travail sur le terrain afin de leur permettre de constater les conditions de travail et les gestes effectués par les agents,

inciter la mobilité professionnelle des agents inaptes ou connaissant des difficultés physiques à exercer leurs missions actuelles.

30. Poursuivre les efforts de valorisation des agents de la propreté par des campagnes de communication.

31. Réserver les postes d’encadrement à des personnes ayant exercé des fonctions de terrain.

32. Accroître le budget consacré à la mécanisation en achetant du matériel testé par les agents et prenant en compte les spécificités des territoires.

33. Donner la priorité à l’achat en grande quantité de matériel de nettoiement des trottoirs, laveuses et aspiratrices.

34. Accélérer le déploiement de terminaux intelligents pour tous les agents afin que les anomalies puissent être immédiatement relevées, transmises et traitées sans attendre leur retour à l’atelier.

35. Réduire la base d’amortissement des bennes à 7 ans.

36. Créer des tableaux de bord accessibles à tous, comportant les informations de base sur les moyens humains et matériels déployés par arrondissement, ateliers, services spécialisés et retraçant l’activité : plans de propreté, fréquence réelle de balayage, lavage, données détaillées sur la collecte des déchets, pénalités pour non-respect des clauses prévues par les marchés, etc.

37. Définir des effectifs cibles par atelier, en objectivant les contraintes (population, ZTI, sites fréquentés en fonction des saisons, densité de bureaux).

38. Mener des enquêtes précises sur la vision que les usagers ont de l’espace public afin que les campagnes de communication soient les plus efficaces possibles.

39. Créer un bleu budgétaire pour retracer l’ensemble des moyens mobilisés en matière de propreté, suivre leurs évolutions.

40. Créer, dans chaque arrondissement, une équipe mobile d’intervention dédiée dans le cadre d’un droit de tirage sur un effectif parisien d’appui, chargée de réparer les désordres rapidement.

41. Garantir un partage du diagnostic avec les maires d’arrondissement reposant sur les données les plus objectives possibles.

42. Rendre obligatoire l’adoption du contrat local de propreté par le conseil d’arrondissement.

43. Prévoir une enveloppe dédiée de fonctionnement pour les arrondissements afin d’augmenter les prestations de nettoiement (notamment via les ESS ou les régies de quartier).

44. Accroitre l’enveloppe localisée d’investissement allouée aux arrondissements en matière de propreté.

45. Créer une entrée spécifique pour les maires d’arrondissement dans l’application « dans ma rue » et permettre un accès pour information au « back-office » aux mairies d’arrondissement.

La droite parisienne réclame un "choc de propreté"

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Anne Hidalgo priée de mieux nettoyer Paris

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Unis contre l’homophobie

Tandis que les agressions homophobes se sont multipliées en 2018, les élus parisiens, toutes tendances politiques confondues, se sont unanimement élevés au Conseil de Paris de Novembre 2018 contre ces violences intolérables à l’égard des personnes LGBTQI+ et ont voté d’une même voix la mise en place d’un plan de lutte contre les actes LGBTphobes.

Par la suite, la Maire de Paris a notamment décidé de débloquer une enveloppe exceptionnelle de 100 000 € pour toutes les associations luttant contre l’homophobie.

Il nous a semblé essentiel que cet engagement se traduise par des actes immédiats et concrets : par exemple à l’égard de l’association Le Refuge, dont une partie de l’activité était à ce moment-là compromise par des difficultés financières.

Cette association soutient les jeunes LGBTQI+ isolés et en situation de précarité et de rupture avec leurs proches. Elle leur propose un accompagnement socio-éducatif, psychologique, médical, juridique, ainsi qu’un hébergement temporaire et un accueil de jour.

Ce dernier dispositif était menacé, l’association ne parvenant plus à payer ses charges de loyer à la Ville de Paris. Son Président en avait bien sûr alerté la Maire de Paris.
Sans réponse de sa part, le groupe LR et Indépendants a donc interpelé à son tour l’équipe municipale.

Une première fois, en Conseil de Paris de novembre 2018, au cours duquel le principe d’une subvention exceptionnelle a été adopté, contre l’avis du Premier adjoint à la Maire.

Une seconde fois, en Conseil de Paris de décembre 2018, pour que ce soutien financier exceptionnel soit effectivement inscrit dans le budget 2019 de la Ville.

L’association Le Refuge bénéficiera donc d’une subvention de 10 000 € en 2019 ; mais des questions restent en suspens : pourquoi le soutien de la collectivité à cette association a-t-il été divisé par six entre 2015 et 2018? Comment éviter que la situation ne se reproduise?

Les mésaventures du Refuge illustrent l’incohérence certaine de la Maire de Paris, dont les communiqués de presse et effets médiatiques divergent de son action à la tête de la capitale.

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Police municipale : mettre fin à l’exception parisienne

« Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux, Lille… Paris est la seule des dix plus grandes villes de France qui n’a pas de police municipale » dénonce le groupe LR et Indépendants au conseil de Paris.

Et pourtant, en matière d’insécurité à Paris, les chiffres sont de plus en plus préoccupants. Entre 2012 et 2017, la délinquance a augmenté de 20 % dans la capitale avec près de 800 crimes ou délits enregistrés chaque jour. Sur les sept premiers mois de 2018, les cambriolages ont augmenté de 16 % et les violences sexuelles ont doublé. Chaque matin la presse fait écho d’une nouvelle agression à caractère homophobe, d’un règlement de comptes entre bandes ou d’une attaque au couteau dans le métro. 

Cette spirale doit être stoppée.

 

Car au-delà des chiffres et des drames, cette violence laisse derrière elle un sentiment d’insécurité qui recouvre la plus belle ville du monde d’un voile anxiogène. Aujourd’hui, on meurt à 20 ans pour une histoire de trottinette sur les quais à Paris. Ce n’est pas tolérable. On est loin de la « métropole inclusive et bienveillante, durable et innovante » qu’essaye de nous vendre la Maire de Paris.

 

Une solution utile pour les Parisiens, mais aussi les Franciliens et les touristes

 

En journée, la population de la capitale augmente de 50 %. Aux 2,2 millions d’habitants s’ajoutent un million de personnes qui viennent y travailler et 100.000 touristes du monde entier. 

Toujours entre 2012 et 2017, le nombre de suspects mis en cause pour crimes et délits a reculé de 36%. En dépit de leur engagement total, les policiers ont moins de temps pour mener leurs investigations car ils sont sollicités pour assurer la sécurité d’un nombre croissant d’événements festifs, sportifs ou autres, tout ça dans le cadre d’un plan Vigipirate exigeant. Les policiers ont manifesté récemment à Paris pour dénoncer leurs conditions de travail et nous alerter sur le manque de reconnaissance et de moyens qui contribue à les démobiliser. 

Ces deux dernières années, Paris a « perdu » près de 300 policiers, l’équivalent d’un commissariat. En revanche, partout ailleurs en France, les effectifs de policiers municipaux ont augmenté de 11 % depuis 2012. 90% des villes de plus de 3500 habitants disposent désormais d’une police municipale. Tous les maires, ou presque, ont pris conscience qu’ils avaient un devoir de résultat en matière de sécurité, en mobilisant tous les outils à leur disposition, police municipale en tête. 

 

La Mairie de Paris et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités.

 

Le Sénat avait adopté en 2015 une proposition de loi à l’initiative de Pierre Charon pour donner au Maire de Paris les mêmes pouvoirs que les autres maires de France en matière de police municipale. La récente réforme du statut de Paris de février 2017 était l’occasion de lever le verrou législatif qui empêche depuis 218 ans le Maire de Paris de se doter d’une police municipale. Mais le gouvernement socialiste et la Maire de Paris ont tout simplement refusé cette évolution, lui préférant la fusion des 4 arrondissements du centre de Paris ; sujet sur lequel par ailleurs il n’a pas été jugé naturel de consulter les habitants. On est loin, là encore, des « démarches participatives inclusives » pourtant chères à Madame Hidalgo.   

 

Pourquoi la maire de Paris refuse-t-elle de consulter les Parisiennes et les Parisiens sur la création d’une police municipale ?

 

Madame Hidalgo n’a toujours pas répondu à la proposition de Pierre-Yves Bournazel d’organiser d’ici la fin de l’année un référendum local sur le sujet. Il serait pourtant éclairant de permettre à chacun de s’exprimer sur un enjeu majeur pour la qualité de vie des habitants.

Si les policiers municipaux n’ont pas vocation à remplacer leurs homologues de la police nationale, ils peuvent en revanche agir efficacement pour lutter contre la délinquance du quotidien, surtout si leurs compétences sont élargies comme le préconise le rapport Fauvergue, ancien patron du RAID.

En patrouillant dans l’espace public, au contact des Parisiens, ils pourraient assurer avant tout un rôle préventif. Le quartier de la Chapelle manque par exemple cruellement de présence policière sur le terrain afin de lutter contre les trafics en tous genres. Ces missions pourraient s’appuyer sur un réseau de caméras renforcé. Avec deux fois moins de caméras qu’à Lyon -rapporté à la population- Paris est en effet largement sous-équipée. 

Les policiers municipaux pourront aussi dresser des contraventions, ce qui demeure, on le sait, efficace, en matière de lutte contre la délinquance du quotidien : tags, nuisances sonores, attroupement dans les immeubles, infractions au Code de la route… dont souffrent particulièrement les Parisiens. Elles prospèrent, et avec elles, la petite délinquance. 

Il faut donc se donner les moyens et mettre en œuvre une politique de tolérance zéro sur ces agissements. Les résultats ne se limiteront pas à l’amélioration du cadre de vie : comme New-York a pu en faire l’expérience, mener cette bataille pour le civisme au quotidien est un excellent levier pour restaurer, au-delà, l’ordre et la tranquillité publique.

La création d’une police municipale déchargera la police nationale, puisque les agents de la Ville ont par ailleurs le devoir de constater tout flagrant délit, avant d’en référer à un policier national, et concourent donc à l’amélioration de l’élucidation des crimes et délits. 

C’est aussi dans le travail et la coordination avec l’ensemble des autorités que nous obtiendrons des résultats tangibles. Il est donc nécessaire d’avoir en tête l’ensemble de la chaîne pénale lorsqu’il s’agira de mettre en place cette police municipale, car une police municipale sans politique pénale ne servirait à rien. 

 

La sécurité des Parisiens n’est pas une « opportunité » politique, c’est une priorité !

 

Le bilan d’Anne Hidalgo est largement décrié en matière de sécurité : 62% des Parisiens jugent négativement son action *. Aujourd’hui la Maire de Paris « réfléchit » et s’apprêterait peut-être à « changer » d’avis. Son 1er adjoint démissionnaire caractérise ce changement de posture « d’opportunisme » électoraliste. La sécurité des Parisiens mérite mieux que des calculs électoraux qui, on le sait, n’ont aucune chance d’être un jour mis en œuvre.

Car la gauche plurielle parisienne au pouvoir à Paris depuis 20 ans a toujours rejeté l’idée de créer une police municipale et la Maire de Paris ne dispose évidemment pas de majorité pour mener à bien une telle réforme. 

En annonçant vouloir armer de Taser 300 agents municipaux en charge de la sécurité, elle n’équipe en réalité que 10% d’entre eux. C’est déjà trop pour ses alliés écologistes et communistes au conseil de Paris. Nous croyons aujourd’hui indispensable, compte tenu à la fois de la menace terroriste mais aussi de la hausse des violences quotidiennes, de former et d’armer des agents en uniforme qui sont devenus des cibles comme l’a fait récemment Lyon.  

Les Parisiens l’ont compris. Sans changement de majorité à l’Hôtel de Ville, aucune police municipale armée à Paris ne sera créée. « L’histoire nous enseigne qu’une civilisation, pour garder la maîtrise de son destin, doit se donner les moyens de sa sécurité. » disait Jacques Chirac.

C’est ce qui est en jeu, aujourd’hui à Paris.  

* Sondage IFOP-Mars 2018.

Paris : la droite dégaine son projet de police municipale

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Le Titanic de la dette parisienne

La dette n’est pas un chiffre abstrait, c’est un fardeau légué aux générations futures. Jamais dans l’histoire de Paris, une équipe municipale n’aura laissé une ardoise aussi lourde. En un seul mandat, Anne Hidalgo a réussi la prouesse de multiplier par deux la dette qui atteindra en 2020 près de 8 milliards d’euros. Chaque année, la Ville de Paris emprunte quatre fois plus que ce qu’elle rembourse.

A ce rythme, et si on ne change pas radicalement de cap en 2020, les Parisiens devront subir une augmentation inéluctable des impôts et des tarifs municipaux.

Pourtant, depuis 2014, les Parisiens ont été lourdement mis à contribution. Les recettes des impôts et taxes ont augmenté de 23 %. Les tarifs municipaux ont eux aussi bondi: +28 % pour l’abonnement Velib’, +100 % pour certains tarifs de stationnement, + 33% pour les droits de terrasses ; sans compter les hausses des tarifs des crèches, des conservatoires et des cantines. Les droits de mutation ont été augmentés en 2016, rendant le coût d’achat d’un logement plus lourd. Se loger devient de plus en plus cher, ce qui accélère la fuite des familles et des retraités.

La qualité de vie s’est-elle pour autant améliorée ? Non. L’espace public s’est dégradé : la voirie est détériorée, les rues sont sales. Entre 2012 et 2017, les crimes et délits ont augmenté de 20%. 

Le chantier des Halles résume l’incapacité de la majorité municipale à conduire les projets : le coût a dérapé de 58 % pour atteindre 1,2 milliard à ce jour. Le fiasco Autolib’ se soldera par une facture de 235 M€. L’absentéisme au sein des services de la Ville coûte plus de 200 M€ par an. 85 M€ de recettes publicitaires ont été perdus après l’annulation du marché par la justice.

Mais, rassurons-nous, 417 personnes sont mobilisées au service communication de la Ville pour nous persuader que tout va bien !

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Code du trottoir

Alors que le déploiement de Vélib’ piétinait, de nombreuses startups ont installé dans les rues de la capitale près de 20.000 scooters, vélos et trottinettes.

Les piétons se sentent de plus en plus menacés sur les trottoirs. Ils doivent composer avec le stationnement anarchique de ces engins en free floating littéralement abandonnés ici où là. Les trottinettes constituent ainsi un danger redouté par les déficients visuels. La circulation à vive allure de ces modes de déplacement à assistance électrique exacerbe ce sentiment de vulnérabilité, spécialement pour les piétons les plus fragiles.

Entre 2016 et 2017, le nombre de blessés ou tués en trottinettes ou en roller a augmenté de 20 %, une chute en trottinette électrique équivaut à une chute d’un étage.

Le Code de la route n’a pas encore intégré cette nouvelle catégorie d’engins de déplacement. La loi d’orientation des mobilités qui doit fixer un cadre à leur utilisation ne cesse d’être repoussée.

Le groupe LRI a déposé en novembre 2018 une série de propositions pour encadrer le développement de ces offres :

  • les entreprises de free floating occupent l’espace public gratuitement à des fins commerciales, elles doivent verser une redevance à la Ville de Paris ;
  • les clients doivent être pénalisés quand ils laissent leur engin à un endroit inapproprié. Un système de malus pour les clients indélicats doit être mis en place par les sociétés de free floating comme elles le font déjà pour ceux qui abandonnent leur trottinette en dehors de Paris.
  • la circulation des engins à assistance électrique peut être interdite par voie d’arrêté municipale dans les zones piétonnes, comme le prévoit le Code de la route, dès que ce dernier le permettra, il faudra les interdire sur les trottoirs ;
  • les agents de la DPSP doivent avoir des directives claires pour sanctionner les comportements dangereux, comme la circulation des deux-roues sur les trottoirs.

Ces propositions ont été rejetées par la Maire de Paris, qui préfère se contenter de campagnes de sensibilisation inefficaces jusqu’à présent.

Paris : face aux trottinettes, vers un « code du trottoir »

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45 Propositions pour la propreté à Paris

À l’issue du rapport de la Mission d’information et d’évaluation (MIE) demandée par le groupe et présidée par Florence Berthout sur la politique parisienne en matière de propreté à laquelle ont participé, Gypsie Bloch, Julie Boillot, Claire de Clermont Tonnerre, Jean-Didier Berthault et Christian Honoré.

Nous vous adressons les 45 propositions adoptées à l’unanimité des membres présents de la mission et qui seront débattues lors du prochain Conseil de Paris.

1. Déployer une brigade de volontaires du service civique pour conduire des campagnes de sensibilisation sur les points noirs de la propreté en liaison avec la circonscription et la mairie d’arrondissement (sorties d’écoles, universités, bars, restaurants, sites de pique-nique).

2. Obliger les organismes associés (bailleurs sociaux, sociétés d’économie mixte, …) à décliner sur leur propre site un plan pluriannuel de propreté assorti d’actions de sensibilisation.

3. Adapter la communication à la variété des publics :

décliner la communication aux publics non francophones,

inclure dans le livret d’accueil des locataires un résumé en pictogrammes des consignes de tri,

demander au Syctom d’organiser des visites de centres de tri auprès des gardiens d’immeuble, en lien avec les bailleurs et les syndics, et des conseils de quartier pour sensibiliser au tri sélectif des déchets ménagers,

cibler les publics spécifiques (commerçants, cafetiers, superettes, entrepreneurs du BTP, gérants de fast-food) afin de leur rappeler leurs obligations à travers une campagne d’affichage,

dans le cadre du plan de déploiement des stations de tri « TRILIB’ », renforcer la communication sur le tri à leur endroit et mieux faire connaître les espaces de tri,

accroître la stigmatisation des dépôts sauvages,

travailler avec les bars et restaurants, notamment dans le cadre du conseil de la nuit, pour faire de la lutte contre les épanchements d’urine une priorité.

4. Dans le cadre des temps d’activité périscolaire, consacrer chaque année un atelier relatif à la propreté et aux gestes de tri.

5. Systématiser les chartes incitant les établissements de restauration rapide à ramasser les déchets à proximité de leur établissement.

6. Soutenir les associations organisatrices d’animations visant à sensibiliser les habitants.

7. Solliciter du Syctom l’intervention de ses équipes d’éco-animateurs dans les logements pour renforcer l’efficacité du tri et veiller à la formation des gardiens et des concierges

8. Inciter les bailleurs sociaux à fournir des poubelles de tri pour les logements

9. Améliorer l’efficacité des corbeilles de rue :

– renforcer leur nombre, notamment dans les rues les plus fréquentées,

– mettre des sacs poubelle de couleur compatible avec le paysage de rue parisien,

– les installer systématiquement à proximité des arrêts de bus et des zones d’attente.

10. Equiper les sites extérieurs très fréquentés, à l’instar du canal Saint Martin, de containers adaptés permettant d’accueillir plusieurs flux qui à terme, pouraient être enterrés pour mieux être insérés dans le paysage.

11. Déployer un plan de lutte contre les mégots :

intégrer un véritable cendrier sur les corbeilles de rue, plus visible que l’actuel éteignoir,

instaurer un budget par arrondissement pour l’installation des cendriers sur potelets dans les rues les plus passantes et en contractualisant avec des organismes de l’économie sociale et solidaire pour recycler les mégots,

sensibiliser les gérants des ERP (bureaux, cafés, facultés, lycées, mairies d’arrondissements, etc…) sur la nécessité de poser des cendriers aux abords de leur sortie,

faire signer à tout bénéficiaire d’un droit de terrasse une charte de propreté lui rappelant notamment l’obligation d’avoir des cendriers de table.

12. Lutter contre les épanchements d’urine :

renforcer l’implantation sur l’espace public de toilettes publiques et en ajoutant un urinoir à l’arrière des sanisettes « Decaux » dans les quartiers festifs ou en fonction des saisons et des évènements,

déployer des uri-trottoirs à proximité des lieux festifs, en coordination avec les mairies d’arrondissement.

13. Amplifier la répression :

doter les agents d’un uniforme partiellement banalisé pour faciliter la verbalisation des contrevenants,

utiliser la vidéo-verbalisation pour lutter contre les dépôts sauvages, notamment les gravats par les entreprises, en liaison avec les divisions territoriales,

systématiser les campagnes de verbalisation après une opération coordonnée de nettoyage approfondi (OCNA),

adapter les horaires de verbalisation aux besoins, notamment les horaires de verbalisation des déjections canines le soir ou tôt le matin,

rendre compte mensuellement aux arrondissements des statistiques de verbalisation,

renforcer les contrôles de la Ville sur la tenue des chantiers et sur la remise en état de la voirie.

14. Demander des évolutions législatives et réglementaires pour :

renforcer les moyens juridiques de lutte contre l’affichage sauvage et les graffitis pour mieux sanctionner leurs auteurs,

dépénaliser les amendes de propreté et permettre à Paris d’en relever le montant notamment en cas de récidive (jets de mégot ou papier, non ramassage de déjection canine, dépôt sauvage),

proposer de sanctionner les entreprises qui ne respectent pas le protocole de bonne tenue des chantiers,

prévoir, si cela est juridiquement possible, des travaux d’intérêt général pour les auteurs d’infractions à la propreté, substituant à l’amende des heures de travail à la DPE.

15. Prendre un arrêté municipal pour :

verbaliser les entreprises n’ayant pas installé de cendriers en quantité suffisante ou n’ayant pas procédé au nettoiement du trottoir à proximité de leur établissement.

lutter contre le dépôt des « flyers » sur les parebrises.

16. Prendre en compte les impératifs du nettoiement dès la conception des espaces publics en veillant notamment à éviter les recoins et à permettre un nettoiement mécanisé.

17. Réduire le nombre de recoins et de délaissés urbains, notamment en proposant aux habitants de contribuer à leur végétalisation.

18. Assortir la réponse aux demandes de permis de construire d’une information sur les traitements anti tag disponibles et sur l’obligation de prévoir un local de stockage des encombrants (art.5 du RSD) dans les immeubles collectifs.

19. Doter chaque arrondissement d’un coordinateur des services techniques, nommé en accord avec le maire d’arrondissement, chargé de coordonner l’action locale de la DPE, de la DEVE et de la DVD ainsi que celles des autres acteurs de l’espace public sur les sujets de propreté. Il sera en particulier chargé de synchroniser les opérations de ramassage de sacs de propreté entre les agents chargés du nettoiement et ceux de la RATP ou encore de rappeler au titulaire du permis de végétaliser ses obligations d’entretien et de nettoyage.

20. Adapter le nettoyage aux rythmes de vie des Parisiens en élargissant les horaires de nettoyage d’après-midi et de soirée, avant le 15 juin et après le 15 septembre, en fonction de l’usage de l’espace public.

21. Développer les marchés d’appui pour être plus réactif face aux évènements exceptionnels et aux grands évènements.

22. Privilégier la qualité de service au prix dans les critères de sélection des prestataires privés concernant la collecte des déchets ou le nettoyage.

23. Amplifier la présence des agents de la DEVE pour assurer le nettoyage et le ramassage des corbeilles dans les squares et jardins le week-end.

24. Confier à la DPE la responsabilité de l’entretien des pieds d’arbres, en lui donnant les moyens mécaniques pour réaliser cette tâche (aspirateurs dédiés).

25. Instaurer, là où c’est utile, une collecte supplémentaire de multimatériaux, pour favoriser la progression du tri.

26. Adopter un plan contre la prolifération des rats en s’inspirant des actions menées dans ce domaine à l’étranger, comme à New York où la lutte est organisée quartier par quartier en associant les propriétaires d’espaces privés (caves par exemple).

27. Généraliser l’expérimentation du 14e arrondissement qui consiste à prévenir les gardiens d’immeubles de l’arrivée des bennes de collecte des déchets via un smartphone, pour éviter l’ouverture des bacs sur la voie publique.

28. Proposer d’ici fin 2018, une AMO spécialisée, en lien avec les différentes directions concernées, portant sur les évolutions en matière d’organisation des ressources humaines et notamment :

la mobilisation et la motivation des agents pour lutter contre l’absentéisme,

le déroulement de carrière des agents et la création de passerelles avec les autres directions pour répondre à la problématique de la pénibilité,

la simplification de la chaîne managériale et l’identification de vecteurs de promotion interne.

29. Mieux prévenir et traiter les inaptitudes :

renforcer la visite médicale d’embauche et le suivi médical des agents,

développer les visites des médecins du travail sur le terrain afin de leur permettre de constater les conditions de travail et les gestes effectués par les agents,

inciter la mobilité professionnelle des agents inaptes ou connaissant des difficultés physiques à exercer leurs missions actuelles.

30. Poursuivre les efforts de valorisation des agents de la propreté par des campagnes de communication.

31. Réserver les postes d’encadrement à des personnes ayant exercé des fonctions de terrain.

32. Accroître le budget consacré à la mécanisation en achetant du matériel testé par les agents et prenant en compte les spécificités des territoires.

33. Donner la priorité à l’achat en grande quantité de matériel de nettoiement des trottoirs, laveuses et aspiratrices.

34. Accélérer le déploiement de terminaux intelligents pour tous les agents afin que les anomalies puissent être immédiatement relevées, transmises et traitées sans attendre leur retour à l’atelier.

35. Réduire la base d’amortissement des bennes à 7 ans.

36. Créer des tableaux de bord accessibles à tous, comportant les informations de base sur les moyens humains et matériels déployés par arrondissement, ateliers, services spécialisés et retraçant l’activité : plans de propreté, fréquence réelle de balayage, lavage, données détaillées sur la collecte des déchets, pénalités pour non-respect des clauses prévues par les marchés, etc.

37. Définir des effectifs cibles par atelier, en objectivant les contraintes (population, ZTI, sites fréquentés en fonction des saisons, densité de bureaux).

38. Mener des enquêtes précises sur la vision que les usagers ont de l’espace public afin que les campagnes de communication soient les plus efficaces possibles.

39. Créer un bleu budgétaire pour retracer l’ensemble des moyens mobilisés en matière de propreté, suivre leurs évolutions.

40. Créer, dans chaque arrondissement, une équipe mobile d’intervention dédiée dans le cadre d’un droit de tirage sur un effectif parisien d’appui, chargée de réparer les désordres rapidement.

41. Garantir un partage du diagnostic avec les maires d’arrondissement reposant sur les données les plus objectives possibles.

42. Rendre obligatoire l’adoption du contrat local de propreté par le conseil d’arrondissement.

43. Prévoir une enveloppe dédiée de fonctionnement pour les arrondissements afin d’augmenter les prestations de nettoiement (notamment via les ESS ou les régies de quartier).

44. Accroitre l’enveloppe localisée d’investissement allouée aux arrondissements en matière de propreté.

45. Créer une entrée spécifique pour les maires d’arrondissement dans l’application « dans ma rue » et permettre un accès pour information au « back-office » aux mairies d’arrondissement.

La droite parisienne réclame un "choc de propreté"

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Anne Hidalgo priée de mieux nettoyer Paris

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Unis contre l’homophobie

Tandis que les agressions homophobes se sont multipliées en 2018, les élus parisiens, toutes tendances politiques confondues, se sont unanimement élevés au Conseil de Paris de Novembre 2018 contre ces violences intolérables à l’égard des personnes LGBTQI+ et ont voté d’une même voix la mise en place d’un plan de lutte contre les actes LGBTphobes.

Par la suite, la Maire de Paris a notamment décidé de débloquer une enveloppe exceptionnelle de 100 000 € pour toutes les associations luttant contre l’homophobie.

Il nous a semblé essentiel que cet engagement se traduise par des actes immédiats et concrets : par exemple à l’égard de l’association Le Refuge, dont une partie de l’activité était à ce moment-là compromise par des difficultés financières.

Cette association soutient les jeunes LGBTQI+ isolés et en situation de précarité et de rupture avec leurs proches. Elle leur propose un accompagnement socio-éducatif, psychologique, médical, juridique, ainsi qu’un hébergement temporaire et un accueil de jour.

Ce dernier dispositif était menacé, l’association ne parvenant plus à payer ses charges de loyer à la Ville de Paris. Son Président en avait bien sûr alerté la Maire de Paris.
Sans réponse de sa part, le groupe LR et Indépendants a donc interpelé à son tour l’équipe municipale.

Une première fois, en Conseil de Paris de novembre 2018, au cours duquel le principe d’une subvention exceptionnelle a été adopté, contre l’avis du Premier adjoint à la Maire.

Une seconde fois, en Conseil de Paris de décembre 2018, pour que ce soutien financier exceptionnel soit effectivement inscrit dans le budget 2019 de la Ville.

L’association Le Refuge bénéficiera donc d’une subvention de 10 000 € en 2019 ; mais des questions restent en suspens : pourquoi le soutien de la collectivité à cette association a-t-il été divisé par six entre 2015 et 2018? Comment éviter que la situation ne se reproduise?

Les mésaventures du Refuge illustrent l’incohérence certaine de la Maire de Paris, dont les communiqués de presse et effets médiatiques divergent de son action à la tête de la capitale.

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