Propreté

Ville sans mégots : l’expérience réussie de Delphine Burkli dans le du 9e arrondissement de Paris

11.02.2019

Pour lutter contre la pollution, la collecte et le recyclage des mégots a été dès 2014 l’une des grandes causes de Delphine Burkli et de son équipe dans le 9e arrondissement de Paris. 

En matière environnementale, un mégot non collecté est particulièrement nuisible : un seul mégot a une capacité de pollution de 500 litres d’eau. Il met 25 ans à se décomposer. 

Les propositions faites par l’exécutif au dernier Conseil de Paris témoignent d’un manque réel d’ambition. 

L’enjeu, a rappelé Jean-Baptiste de Froment, vice-président du groupe et élu du 9e, est d’abord la sensibilisation des fumeurs et la mise en place efficace d’un cercle de traitement vertueux : 

« Dans le 9e, 175 cendriers ont été répartis dans l’espace public avec la mention : « Je recycle mon mégot ». Les mégots sont ensuite collectés par triporteurs et envoyés dans une usine de recyclage qui les transforme en matière plastique, servant elle-même à la fabrication de mobilier urbain. » 

Depuis 2014, l’équipe municipale de Delphine Burkli ne travaille pas à « l’expérimentation de rues sans mégots », mais bien à l’application de mesures concrètes pour l’arrondissement tout entier ; et les résultats sont très positifs :

« En 2016, nous avons récolté 31 kgs de mégots, 54 kgs en 2017 et 60 en 2018. » Une trajectoire croissante qui valide la méthode utilisée. 

C’est pourquoi au dernier Conseil de Paris, les propositions faites par l’exécutif ne nous ont pas semblées assez ambitieuses. Nous avons donc fait plusieurs propositions : 

  • Equiper toutes les corbeilles et les potelets de cendriers. 
  • Encourager les filières de recyclage à échelle départementale.
  • Verbaliser. Car la verbalisation est utilisée à son minimum à Paris. 

Enfin, nous avons rappelé aussi certaines préconisations faites par la MIE Propreté présidée par Florence Berthout en 2017 afin qu’en extérieur les cendriers de table soient rendus obligatoires et qu’il soit demandé à chaque bénéficiaire d’un droit de terrasse de signer une Charte de Propreté qui l’engage.