Périphérique: une MIE qui passe à côté des enjeux.

14.05.2019

Le constat s’impose comme une évidence : le périphérique bruyant et polluant d’aujourd’hui devra laisser place à une infrastructure favorisant les mobilités propres et cherchant à réduire la frontière entre Paris et sa banlieue. 

En revanche, il n’y a pas eu de consensus sur les mesures à prendre pour atteindre cet objectif. 

Les membres du groupe LRI ayant participé à cette Mission d’Information et d’Evaluation regrettent que la plupart des préconisations ne s’appuient sur aucune étude préalable, ni concertation à l’échelle métropolitaine et régionale. 

Depuis 20 ans, les 100000 riverains du périphérique considèrent à juste titre qu’ils sont oubliés, or aucune place n’a été accordée à la critique de la politique menée par la Ville de Paris, objectif premier d’une MIE, comme son nom l’indique.  

 

Pour réduire durablement les nuisances du périphérique, les élus LRI ont toujours défendu une approche pragmatique. 

A l’occasion de cette MIE, ils ont par exemple proposé d’expérimenter la voie réservée aux véhicules propres ou partagés avant d’envisager sa généralisation.

Ils ont obtenu que les poids-lourds en transit soient évincés du périphérique, et que soit lancé un grand plan de végétalisation. 

La MIE sur le périphérique n’avait même pas adopté ses recommandations que la Maire de Paris commentait déjà certaines préconisations, d’ailleurs profondément réductrices eu égard à la densité des travaux. 

En manque de souffle au terme de deux décennies en responsabilités, la gauche parisienne donne le sentiment de confondre MIE et groupe de travail programmatique au service d’une candidature.